Les Livres.

 



 

J'ignore pourquoi, mais la sensation procurée à la tenue de ce bloc de papier est étrangement satisfaisante. C'est inexplicable, le toucher mais aussi l'odeur dégagée - avec ce mélange d’effluve de papier et celle de l'encre qui l’imbibe - procure un agréable sentiment… Qui me donne étonnamment envie de consommer du café !!! Comme si la saveur et l'odeur suave de celui-ci était intimement et inexplicablement intriquée à celle du bloc de papier, lointain cousin qui fut un jour lui aussi végétale avant les transformations qui en firent des feuilles. C'est comme si le fait d'avoir un jour lointain tous deux été des végétaux les liais, tel Frodon et l’anneau... assemblage étrange de sensation conjointe qui ne se produit probablement que dans ma tête d'ailleurs.

 

Tout ça pour dire que l'objet, avant même sa lecture enrichisse me procure déjà une certaine satisfaction sensorielle. 

 

Des sensations découvertes sur le tard, puisque en tant que personne qui lisait peu de livre, ma notion du bouquin relevait plus jusque-là plus du magnifique illustré, plus empli d’images et de croquis que de texte. Il est vrai que bercé aux jeux vidéo/Films/séries et mangas, j’avais finalement jusque-là très peu de temps à consacrer à une autre activité culturelle. Les jours n’étant pas extensible, ma préférence allait de fait vers les médias culturels avec lesquels je me suis développé.


J'aime aussi poser mon téléphone à côté d’un livre. Je trouve le contraste saisissant, entre cette plaque de verre et d’aluminium froid et précisément ciselée qui vous offre un accès  quasiment illimité à tout le savoir du monde et qui permet de tout contrôler, et cette masse de papier, bien plus volumineuse et presque chaude en comparaison, comme si il y avait du vivant dedans, qui ne vous offre « aussi riche son contenu soit-il »,qu’ une minuscule et quasiment inexistante part de savoir et de culture.... Et dont l’impact sur nos vies et notre regard sur le monde peut pourtant être aussi important, le tout ne dépendant finalement que de votre capacité à le comprendre, à vous en servir.

 

J’aime cette danse des matières et des sensations, la tasse et le café et son contenant parfumé, ce livre et cette matière presque vivante, le tout posé sur une lourde table en chêne massif, assis dans un bon divan en cuir doux, ferme et épais dont le parfum que j’aime tant ce mêle aux effluves de café et de papier imprimé.

 

Contraste amusant, car avec ses processeurs surpuissant qui fonctionnent et chauffes sous sa sobre carrosserie d’aluminium brossé, L’appareil le plus froid et inerte d'apparence qu’est le téléphone, est en vérité et finalement bien plus vivant que celui qui parait pourtant l’être. Ça bouge à l’intérieur, sa réfléchi et analyse en silence, en évacuant sa chaleur à travers ses parois grâce à cette maitrise technologique invisible quand on le regarde, telle un être vivant qui respire. 











Commentaires